L’Étape du Tour 2026 est sans doute arrivée sans que je m’y attende vraiment.
Entre Bourg-d’Oisans et l’Alpe d’Huez, ce ne sont pas moins de quatre cols mythiques du Tour de France qui attendaient les 12 711 participants : la Croix de Fer, le Télégraphe, le Galibier et Sarenne, pour près de 9 heures d’effort et des milliers de mètres de dénivelé.
Bien entendu, j’y étais inscrit, mais avec toutes les activités en famille de ces dernières semaines, nous avons pris la direction de Bourg d’Oisans sans presque s’en rendre compte.
Etape Du Tour 2026
Avant course
Je vais sans doute être répétitif en parlant de l’Étape du Tour, mais clairement ce n’est pas une épreuve faite pour moi, tant je n’aime pas les efforts longs.
Mais pourquoi j’y reviens ? Pour le concept, l’ambiance et une bonne coupure en direct de la montagne.
En arrivant sur le secteur de la course, on en a profité pour commencer directement par une reconnaissance en voiture du parcours. Que dire ? Je vais en prendre plein les yeux et je suis content que la lionne et le fiston puissent le découvrir aussi. Accessoirement, ça va grimper, ça va piquer… mais c’est pour ça qu’on vient. Il y a juste le col de Sarenne qu’on n’a pas pu faire, car il est interdit aux voitures. Il y a quelques années, j’avais pu le descendre à vélo.






Après la reconnaissance, direction le retrait des dossards. Si je dis que c’est la pire gestion de circulation jamais vue, je suis encore loin de ce qu’on a vécu. Entre le feu rouge au milieu de la montée de l’Alpe d’Huez qui crée un bouchon géant et l’absence totale de parkings mis à disposition pour se garer, il fallait s’accrocher.






Une fois le dossard récupéré, on a pris le temps de rendre visite aux amis de chez Ekoi et de chez Powerbar (avec leurs nouveautés terribles), mais on n’est pas restés très longtemps sur le village des exposants, sans doute à cause de la difficulté pour y arriver.
Jour J
Le réveil sonne à 4 h 30 du matin. Nous avions passé la nuit aux 2 Alpes afin de pouvoir rejoindre facilement le départ de la course à vélo. Le petit déjeuner est avalé assez rapidement afin de pouvoir être sur le vélo à 5 h. Fort heureusement, j’avais tout préparé la veille. Le timing est respecté à la perfection.
Devant l’hôtel, c’est le départ. Cette année, la famille ne pourra me voir qu’une seule fois au pied du col de Sarenne. Un petit bisou et c’est parti pour 24 kilomètres presque entièrement en descente. Il fait noir, je suis correctement équipé, mais je peux compter en plus sur le nombre de voitures qui descendent et éclairent largement les lacets qu’il faut avaler.
| Elapsed Time | Moving Time | Distance | Average Speed | Max Speed | Elevation Gain | Calories Burned |
|---|---|---|---|---|---|---|
|
00:46:33
hours
|
00:45:43
hours
|
24,27
km
|
31,85
km/h
|
56,74
km/h
|
90,00
meters
|
361
kcal
|
Une fois dans le centre de Bourg-d’Oisans, tout est très bien indiqué. Rapidement mon sac est déposé à la consigne et je rejoins mon sas de départ.


La course
À 7 h, le départ de mon sas de l’Étape du Tour 2026 est lancé. Le début me semble très familier après plusieurs séjours au niveau de Rochetaillée. Je sais que la route est belle, large… et peut-être rapide. Il ne faut donc pas s’enflammer en direction de Rochetaillée.
À Rochetaillée, on tourne à droite pour prendre la direction de Vaujany. Directement, la route devient plus étroite et surtout avec des dos-d’âne qui peuvent être dangereux dans un aussi grand groupe. On est dans la Croix de Fer, premier col de cette journée.
Col de la Croix de Fer

Bien que je m’entraîne avec mon club par le passé tout aussi près de ce col, je n’avais jamais eu l’occasion de le monter.
Très vite, je me rends compte que le constat de ma reconnaissance est bien là : c’est un col très étroit avec une pente moyenne très basse. Très basse ? Mais pas plus facile. Si la moyenne n’est « que » de 5,2 %, c’est parce qu’il y a des descentes dedans.
Il fait encore assez frais vu l’heure matinale. Pour le moment, je suis encore sur les réserves alimentaires du petit déjeuner. Je bois comme il faut, bien entendu, mais je me sens bien.
Jusqu’au lac, je sais que c’est assez long, mais ça passe sans trop de souci. Après le lac, dans ma tête c’est presque fini.
Arrivé au sommet, un petit arrêt pipi, je bois comme il faut, je mange une barre et je reprends la route. Je savais que la descente était un peu technique. Je ne m’attendais pas à déjà voir quelques concurrents « au sol », dont un qui semble être dans le « ravin » avec les secouristes prêts à descendre en rappel.
Le reste de la descente vers Saint-Jean-de-Maurienne se fait tranquillement.
Une fois à Saint-Jean-de-Maurienne, je me cale dans un groupe, car la route qui mène à la difficulté suivante est loin d’être facile.
Col du Télégraphe et col du Galibier

Col du Galibier : 17,7 km – 6,9 % de moyenne – 2 642 m
Une fois au pied du col du Télégraphe, c’est parti pour un effort de presque 35 kilomètres avec juste « 8 kilomètres » de descente pour enchainer ce col avec le col du Galibier.
Je sais que le chemin entre les 2 cols nous amène au ravitaillement à Valloire. Ce ravitaillement arrive au bon moment, car mes 2 gourdes d’un litre sont vides. Arrêt obligatoire, et j’en profite pour manger un peu de sucré et du salé, histoire de faire patienter mon estomac jusqu’à la fin 🙂



Après le ravitaillement, c’est l’enchâinement vers le col du Galibier. Dans ce col, il y aura un paramètre à prendre en plus : l’altitude ! D’un autre côté, plus on monte et plus il doit faire frais. Ça, c’est dans la théorie, car j’avais quand même 28,5 degrés au sommet.
Pour revenir sur le col en lui-même, j’avais bien noté une première partie plus facile. C’est donc au milieu que je fais le premier arrêt ! Simple et efficace pour se booster au max pour la deuxième portion, avec un arrêt prévu à 3 kilomètres du sommet. Encore une fois, j’arrive au-dessus bien mieux que prévu.
La descente du Galibier
Encore une fois, je descends calmement et le plus sécurisé possible. Inutile de dire que d’autres se prennent pour des F1, sans doute pour avoir une belle 4000e ou 5000e place… tous ces risques pour rien.
Lors du passage au sommet du col du Lautaret, un « insecte » claque sur ma gorge et reste bloqué dans la sangle de mon casque. Sur le coup, j’ai l’impression d’avoir été piqué et je ressens une sorte de paralysie sur tout le cou. En quelques secondes, je suis hors du vélo et j’éjecte mon casque. Je me dirige vers des bénévoles, un gendarme et un secouriste qui me rassurent, car ils ne voient pas de piqûre. Le secouriste me questionne pour voir si je suis apte à faire la suite. Je lui dis que tout est ok et que si j’ai un doute, mon épouse m’attend au pied de Sarenne.
Je reprends le vélo et continue ma descente. Il faut avouer que je suis maintenant un peu dans la réserve. Je me dis qu’un peu plus haut et c’était dans les yeux… heureusement que je porte des lunettes.
Juste au pied de Sarenne, la lionne et le fiston m’attendent avec un ravitaillement XXL : chips, coca rouge, barre énergétique… Je prépare ma trousse de cadre pour la dernière montée avec 2 paquets de PowerBar PowerGel Shots et je prends 2 nouveaux bidons.
Un bisou et c’est parti.
Col de Sarenne

Dernier morceau du jour : le col de Sarenne. Autant je ne compte pas le nombre de fois que je suis monté à l’Alpe d’Huez par « les lacets », autant le col de Sarenne est une découverte dans ce sens. Je l’avais déjà descendu une fois, mais jamais monté.
Ce col d’un peu plus de 12 kilomètres, on sait qu’au-dessus, c’est fini. Et pourtant, il semble y avoir un mythe autour de ce col. Sans doute parce que c’est rare qu’on l’emprunte. Et puis, il faut le dire, visuellement, le paysage durant tout ce col est juste wahou !
Ce beau paysage semble nous faire oublier la difficulté.
Au fil des kilomètres, il y a de plus en plus de concurrents qui marchent sur le côté. Certains semblent même avoir planté le bivouac, tellement ils dorment profondément.
Autre fait surprenant, il y a des tas de gendarmes plus on approche du sommet. Je fais la deuxième de mes 2 pauses « col » à côté du combi des gendarmes. Je comprends ce qu’ils font : ils font la « chasse » aux personnes qui font le parcours sans plaque de cadre (et donc sans payer). Ils ont d’ailleurs une conversation avec un gars qui semble avoir fait l’entièreté du parcours « sans dossard ».
Une fois le sommet atteint, c’est la délivrance… enfin je crois. Il reste 2 rampes pas très pentues, mais qui peuvent saper le moral tellement on pense la fin proche.
L’arrivée
| Elapsed Time | Moving Time | Distance | Average Speed | Max Speed | Elevation Gain | Calories Burned |
|---|---|---|---|---|---|---|
|
09:51:26
hours
|
09:17:30
hours
|
170,34
km
|
18,33
km/h
|
68,98
km/h
|
5 290,40
meters
|
5 582
kcal
|
Je passe la ligne d’arrivée après 9 h 51 min 21 sec (temps officiel) et me classe 6 191e sur 12 711 (5 953 chez les hommes) et 701e de catégorie.


Suis-je content ? Pourquoi ne le serais-je pas ? En fait, le but était d’en prendre plein les yeux sur une longueur de parcours qui ne me convient pas, c’est fait, je pense 🙂
La suite
J’ai démarré mon plan d’entraînement depuis, en vue du RunDisney de Disney World en octobre.
Cette préparation passera par le triathlon de Namur et, bien entendu, le half de Gérardemer.

