Le Triathlon XL de Gérardmer 2025 est connu et reconnu… il était temps que j’y passe.
Jusqu’à cette année, il était difficile pour moi de le mettre dans mon agenda. Avant le covid, j’ai pu participer quelques fois à la Distance Olympique, cette fois, on passe à la distance supérieur.
Triathlon XL de Gérardmer 2025
Avant course
Jusqu’à une semaine avant le jour J, tout allait dans le bon sens. Mais la dernière semaine a été très compliquée.
Un dimanche en famille à jouer avec ses neveux, à avoir le même âge qu’eux dans sa tête… et cela ne pardonne pas . Une drôle de sensation au niveau des côtes. Cela ne fait pas mal mais cela gène fortement.
Durant une semaine, il a été difficile de trouver le sommeil sans être gêné. Les entrainements prévus se font avec une gêne constante. Bref, c’est avec beaucoup de doute que je vais aborder le Triathlon XL de Gérardmer 2025.







Le vendredi, on arrive sur place pour le retrait des dossards et la visite du salon des exposants. Rien n’a changé depuis ma dernière participation, c’est une affaire qui roule: simple ,clair et efficace.
Je dépose aussi le vélo pour la nuit. Comme la météo est incertaine, j’emballe au mieux le dérailleur pour éviter les soucis.
Cette année, j’ai l’occasion de me rendre à la Pasta Party. Que dire? C’est même mieux que ce qu’on m’avait décrit. Du choix, de la quantité et du bon…. et même des bières pour faire le métier 🙂
Jour J
On arrive pour l’ouverture du parc à vélo. Je dépose mes 2 sacs. J’avoue que je n’ai pas souvent l’occasion d’avoir des transitions de la sorte. Un peu de stress de me planter dans le contenu.
Rapide petit passage pour vérifier le vélo, tout est en ordre.


Je me rends ensuite vers la zone de départ afin de retrouver tous les autres membres de mon club pour la big photo de famille.
La course
Natation
C’est après un instant très solennel avec un Jay Style en maitre de cérémonie que le départ du Triathlon XL de Gérardmer 2025 est lancé. Il est 8h45 et ce ne sont pas moins de 1850 participants qui s’élancent. J’avais déjà entendu parler de la machine à laver de Gérardmer… je vais enfin la vivre.



Que dire? c’est chaud, très chaud. Cela pousse un peu de tous les côtés. Entre les rapides qui partent de derrière et le lent sur lesquels on revient, ça touche de tous les côtés. Et comme si cela ne suffisait pas, il y a aussi tous les brasseurs …. qui brassent très large. Je fais tout pour éviter de me prendre un nouveau coup dans les côtes, quitte à mettre de temps en temps un bras devant les côtes pour les protéger.
Il faudra presque passer le kilomètre pour enfin avoir de la place pour nager. Pour une fois, j’ai l’impression de ne pas trop faire de zig-zag même si le retour vers la zone de transition se fait difficilement avec un soleil rasant qui ne me laisse pas voir où je dois me rendre.
D’une manière générale, je suis assez content de ma natation, elle n’est pas rapide mais reste efficace et je ne me sens pas trop dans l’effort pour avancer.
Je termine la natation en 44Min 14 sec (temps officiel) et en sortant à la 1335ème place. Mouais, je peux mieux faire, quoique c’est à la hauteur de mon niveau d’entraînement en piscine 🙂 Il faut relativiser et être honnête .
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Le vélo






Après une transition un peu longue avec, en prime, l’assistance à un concurrent qui avait son sac qui était bloqué sur le rack, je m’élance sur le parcours.
« Petite remontada? »
Assez vite, on arrive sur le fameux Poli. La côte dont tout le monde parle pour la difficulté et son ambiance. L’image que je m’en étais faite est bien ce que j’ai vécu. Même si j’avoue que je préfère l’ambiance de la Rayée sur le Distance Olympique. Ceci dit, l’un comme l’autre, on se sent vraiment porté par le publique.
Une fois en dehors de cette zone, c’est la totale inconnue. J’y vais sans aucun point de repère. Parfois, ca monte, parfois cela descend . Il y avait vraiment très peu de moment de repos hormis un petit passage dans une plaine vers le Lac de Longemer. De manière générale, très peu joue le jeu du « drafting interdit ». J’ai sans cesse des gens qui viennent se mettre dans ma roue. Le petit énervement me fait avoir des ailes pour pousser encore plus fort.
Autre belle découverte sur cette première boucle, ce sont les ravitaillements. Il y en a 2, ils sont grands, avec des belles zones pour nos déchets avant et après, et surtout un tas de bénévoles pour nous donner à manger au vol.
Je profite du retour du Gérardmer pour reposer les jambes. Quelle ambiance dans la zone névralgique de la course.
On ne lâche rien
J’entame le 2ème tour avec le même objectif que pour le premier tour : je donne tout ce que je peux donner sans vraiment me mettre dans le rouge. La stratégie sera payante et me permettra de remonter une volée de concurrents. Le 2ème tour se passe presque comme le premier, un détail près : le vent est de face dans la fameuse petite plaine le long du lac de Longemer. Il faut pousser 2X plus fort pour avancer.





Le retour sur Gérardmer me permet de voir la lionne pour la première fois (elle m’a loupé au premier tour. Je repars aussi vite sur le 3ème et dernier tour.
On pense à la suite
Sur ce 3ème tour, je reviens sur pas mal de concurrent qui semblent être dans le tour précédent. Les concurrents sont étalés, c’est un peu plus facile de monter le Poli. Sur ce troisième tour, je prévois de diminuer un peu l’allure avant de poser le vélo pour le semi.
Au niveau des côtes, chaque appuis de pédale laisse entendre une petite gène mais rien de douloureux.
Je pose le vélo après 3h 25min (temps officiel) avec une belle remontada en prime: 513ème temps et je suis actuellement à la 647ème place.
| Elapsed Time | Moving Time | Distance | Average Speed | Max Speed | Elevation Gain | Calories Burned |
|---|---|---|---|---|---|---|
|
03:24:46
hours
|
03:24:46
hours
|
92,87
km
|
27,21
km/h
|
66,02
km/h
|
1 855,00
meters
|
2 219
kcal
|
La course à pied
Abandonné?





La transition est une nouvelle fois longue: arrêt pipi obligatoire, je ne veux plus revivre ma peur lors de l’éco Trail de Paris .
Le passage de la position semi couchée sur le vélo à totalement debout est atroce. J’ai comme une pointe puissance 1000 au niveau des côtes. J’échange un ou 2 mots avec la lionne à la sortie de ma transition et lui fait part que cela ne va pas. Elle m’encourage de plus belle.
Malgré la douleur, je mords sur « ma chique » comme on dit en Belgique. Je tente de garder une allure correcte même si la douleur se fait de plus en plus insistante.
Après 5 km, je dois faire un choix : tout arrêter ou juste vouloir passer la ligne d’arrivée peu importe le temps. Abandonner n’est pas dans mon caractère, je décide donc de ralentir et de prendre mon allure footing.
Un footing, sinon rien
Le retour « en descente » vers le point névralgique de la course avec toute son ambiance m’aide à tenir. Une fois passé à côté de la ligne d’arrivée pour la seconde fois (on passe une fois au tout début du parcours), la douleur s’estompe et devient totalement supportable. L’idée de prendre mon allure footing est donc un bon deal : 5 min/km sur le semi, ce n’est pas moche non plus.









Le deuxième tour est tout aussi motivant que le premier, je ne fais que dépasser des gens qui sont dans mon tour. Je prends le temps aux ravitaillements (qui sont nombreux) pour prendre une gorgée d’eau et m’arroser le crâne. La chaleur est bien présente.
Tout au long de cette partie, tout comme sur la partie vélo, les membres de mon club sur omniprésent : sur le parcours comme le long. Quel plaisir de se sentir supporté comme cela. Je me rappels un gars sur la partie vélo qui m’a demandé si Gérardmer était la seconde résidence du PMX.
Un tour de plaisir
Ce deuxième tour passe assez bien au final. Je profite pleinement du 3ème passage sur la zone d’arrivée: ce monde… et surtout les odeurs de nourritures! Il reste une tour, 7 kilomètre et c’est fini.
C’est avec une grosse motivation que je boucle le 3ème tour. Cette allure me convient toujours et il n’y a aucune raison d’en changer. Malgré cela, je ne prends aucun risque : 1 gel en début de tour + une bonne hydratation sur les ravitaillements. De bout en bout de cette course, je me sens bien au niveau de l’alimentation.






A l’approche de l’arrivée, je peux enfin prendre le couloir de gauche pour prendre le chemin du tapis rouge avec l’amie Vicky en maîtresse de cérémonie. Le High Five avec elle est de rigueur.
Je termine ce semi après 1h45min (temps officiel) . A la lecture du classement, je me réjouis de voir que je fais le 458 temps en course à pied. Ce qui laisse un peu moins de déception sur un semi où j’espérais mieux.
| Elapsed Time | Moving Time | Distance | Average Speed | Max Speed | Elevation Gain | Calories Burned |
|---|---|---|---|---|---|---|
|
01:45:02
hours
|
01:44:58
hours
|
21,17
km
|
4:58
min/km
|
3:58
min/km
|
168,00
meters
|
1 378
kcal
|
L’arrivée
Je termine le Triathlon XL de Gérardmer 2025 en 6h 03min 34sec (temps officiel) et me classe 554ème sur 1758 concurrents.
Niveau catégorie, je me classe 68ème sur 227.


Ce temps total est très correct même si j’ai un sentiment d’inachevé sur cette course. D’un autre côté, j’aurai pu décider d’abandonner… mais j’ai tenu malgré la douleur.
Je n’ai qu’une seule envie : revenir sur cette course. 2026?
Merci
Un grand merci à ma lionne qui s’est donnée à 1000% pour m’encourager sur ce parcours et me motiver à aller au bout. Elle n’avait pas de dossard sur ce triathlon, mais elle en a fait un de sport.
Merci à Guigui et son épouse pour les encouragements. Alors, elle est bonne cette bière du sportif?
Finalement, un grand merci à mon club de triathlon. Quelle ambiance, quel feu! C’était extraordinaire.
La suite
Le weekend qui vient, c’est le triathlon annuel de mon club. On va essayer de se remettre un peu pour être mieux pour le triathlon sprint de dimanche.
On garde aussi en tête la fin de saison avec les 20km de Paris en mode footing avec la lionne et le marathon de Bruxelles en point d’orgue.
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