Le Triathlon XL de Gérardmer 2026 était attendu cette année. En effet, j’avais pu y participer en 2025 avec un achat de dossard assez tardif et surtout des côtes en vrac.
J’avais donc hâte de revenir cette année sur le format XL dans un état physique … plus potable 🙂
Triathlon XL de Gérardmer 2026
Avant course
D’un point de vue course à pied, après un weekend en enchaînant 2 courses à Bastogne et Tronquoy, je sais que j’étais en forme. Maintenant, je garde en tête le passage plus difficile de la course à pied lors du triathlon de Troyes. Je suis optimiste mais je ne crie pas victoire non plus.
Le petit bobo du triathlon de Namur semble ne pas trop m’ennuyer même si je suis un peu perplexe sur la natation et la fameuse machine à laver.







On arrive le vendredi sur place afin de procéder au retrait de nos dossards (la lionne fait le triathlon découverte) et aussi profiter de la pasta party toujours aussi bien.
Contrairement à l’année passée, les vélos ne peuvent plus être déposés le vendredi soir. Il faudra prendre ce paramètre en compte avant la course.
Jour J
5h30, le réveil sonne. Nous logeons comme l’année passée à La Bresse. Après 30 minutes à se préparer, direction Gérardmer. Nous arrivons assez à l’avance pour se garer à proximité immédiate du centre névralgique.
On arrive tôt … mais on reste dans l’auto. Il a plu une bonne partie de la nuit et cela continue. C’est sûr, on n’aura pas les méga chaleurs de l’année passée. On se dit aussi qu’il faudra faire attention sur le vélo.
Vers 7h, accalmie, je prépare vite le vélo et on prend les sacs de transition que j’avais déjà préparé la veille. Direction le parc à vélo. Comme annoncé, cela bouchonne un peu avec ce nouveau système mais les bénévoles font le nécessaire pour que cela passe vite. Finalement, tout est en ordre.


Assez vite, on se dirige vers la zone de départ. Toujours pas de pluie pendant l’attente. On profite aussi pour faire la photo avec tous les membres de mon club PMX. Comme on dit chez nous: on est un chiée.
La course
Natation
Après un instant solennel dont seul Jay Style a le secret, c’est le départ. Cette année, la machine à laver XXL de Gérardmer est composée de plus de 1700 participants!
Comme d’habitude, je me lance assez loin afin de laisser les meilleurs devant moi. Maintenant, avec le recul, c’est fini d’agir de la sorte et je démarrerais un peu plus devant! Personne ne joue le jeu et je tombe très vite sur des tas de brasseurs qui bloquent littéralement tout. Après course, on est plusieurs à être arrivé à ce constat.
Le passage des deux premières bouées sont plutôt difficiles. On est plutôt sur un jeu de celui qui frappe le plus fort plutôt que celui qui nage bien. Rien de bien nouveau par rapport à l’année passée.
La suite du parcours devient sympa. J’ai l’impression d’avoir un boulevard devant moi. La seule petite difficulté est de voir où je dois aller. L’année passée, j’avais été ennuyé par le soleil rasant, cette année c’est plutôt météo grisâtre qui rend ma destination difficile.
Je termine la natation après 43min 27sec (temps officiel) et signe le 1262ème temps. Je suis presque à 1 minute de mieux sur un an avec presque 70 places de mieux. Cela paie le non-entraînement :p
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Le vélo
L’année passée, je découvrais la zone de transition et son monde. Cette année, pas de chipotage je fais ma transition devant le rack avec tous les sacs. Cela m’a permis de gagner quelques précieuses secondes. Il n’y a rien à faire, si je veux faire mieux que l’année passée, chaque seconde est importante.
L’eau, ça mouille
Durant la natation, je ne me suis pas rendu compte que la pluie était de la partie. C’est donc avec les routes trempées que je me lance. Comme si la pluie ne suffisait pas, il y a un dépôt sableux qui se trouve sur les routes.


Du départ jusqu’au pied de la montée du Poli, je commence à remonter les concurrents 1 à 1. Dans ma tête, j’espère ne pas arriver sur un gros bouchons dans cette montée.
La première montée du Poli se fait dans une ambiance de dinge avec une mention spéciale pour les membres de mon club! Quelle ambiance, quelle motivation. Le seul petit grain de sable dans ce merveilleux moments: les concurrents qui zigzaguent. Le pire est presque arrivé. Me voilà obligé d’aller dans le fossé mais, heureusement, j’ai pu déclipser juste avant. Comme à chaque fois que j’ai un fait de course déplaisant, cela me boost à 1000 % et c’est sur les chapeaux de roue que je termine la montée.
La suite du parcours est connu et, dans la tête, j’ai la moyenne de l’année passée. Si je veux faire un beau triathlon cette année, je ne dois pas me cramer. Je joue la sécurité au niveau de l’allure mais aussi au niveau des routes qui peuvent être glissante. Malheureusement, j’ai vu des concurrents par terre.
Deuxième tour
Après avoir eu les encouragements de la lionne au début du deuxième tour, c’est reparti. Je continue ma remontada. J’ai des ailes, les routes commencent à sécher et les encouragements sont là. Tout ce qu’il faut pour une superbe course.
Sur ce tour, je profite à fond de l’ambiance du Poli. L’année passée, j’avais trouvé l’ambiance un peu en dessous de ce que j’avais connu dans la Rayée sur la Distance Olympique. Cette année, c’était aussi bien que le rayée. Est-ce que l’année prochaine cela sera mieux?
Tout va bien et il faut tout faire pour que cela continue. Je surveille mon alimentation de prêt. J’ai privilégié les barres Natural Energy de PowerBar pour mes 2 premiers tours. Le but était de ne pas me mettre l’estomac en vrac avec des gels dés le début.
Je termine ce deuxième tour avec … 1 seconde de différence que le premier. Autant dire que mon plan se déroule comme prévu. J’ai même de la marge.
On lève le pied
Dans ce tour, je crains surtout de revenir sur les participants qui sont dans le tour précédent. Dans la montée du Poli, c’est un peu plus chargé et il faut slalomer pour ne pas perdre de temps. Tout le monde est un peu plus attentif et roulent « droit ».
Au dessus du Poli, je jette un oeil sur le compteur. Si je veux respecter ma stratégie de course, je dois vraiment levé le pied. Je me sens bien mais il y a tout de même un semi à tenir. Comme le corps se fatigue, je passe des barres au Gel Shot de chez PowerBar. Stratégie payante de bout en bout.
Je termine le vélo après 3h 22min 06sec (temps officiel) avec 401 temps. Cette remontada me fait donc passer de la 1262ème place à la 534ème place au général.
Cette année, j’ai fait la partie vélo 3 minutes plus rapide que l’année passée. Pour le moment, tout est au vert pour faire mieux que l’année passée.
| Elapsed Time | Moving Time | Distance | Average Speed | Max Speed | Elevation Gain | Calories Burned |
|---|---|---|---|---|---|---|
|
03:21:36
hours
|
03:21:36
hours
|
93,40
km
|
27,80
km/h
|
67,75
km/h
|
1 881,10
meters
|
2 196
kcal
|
La course à pied
Après une T2 similaire à l’année passée, c’est parti pour le semi marathon.



Assez vite, je me rends compte que je suis bien et que le corps ne montre aucun bobo et signe de fatigue. Comme d’habitude, les quelques premières centaines de mètre sont un peu plus difficile le temps que le corps se mette en route après le passage du vélo à la course pied.
Tout se met en place
Une fois que tout a été OK, il est temps de me bloquer sur la zone d’allure prévue. Ici la stratégie sera celle-ci: par tour, un gel Hydro de PowerBar en milieu de parcours et une ou deux gorgées d’eau à chaque ravitaillement.
Cette année, pas de mauvaise surprise sur le parcours. Une première partie un peu plus vallonée et un retour descendant vers le centre névralgique de la course.
Je continue ma course sur ma petite remontada et en prenant les concurrents 1 à 1. C’est aussi dans le premier tour que je me rends compte qu’on est vraiment une quantité impressionnante de mon club.
Le retour vers la zone de départ me permet d’avoir les top-méga-extraordinaire encouragements de la lionne avec ensuite le passage dans le « village » du triathlon et les centaines de personnes qui nous encouragent. Comme l’année passée, ce n’est pas bien pour notre corps de nous faire passer à côté des friteuses 🙂
Trop rapide
Le départ sur le deuxième tour est marqué par le nombre de plus en plus présent de concurrents avec certains sur le 1er tour d’autres sur le même que moi.
Comme d’habitude, je me mets des petits objectifs en tête en fixant un concurrent au loin à rattraper. Une fois rattraper, on passe au suivant. Cette petite façon de faire rend la course un peu moins monotone. Tellement moins monotone que je ne me rends pas compte que j’ai accéléré. De base, c’est bon signe mais au final, la course se termine une fois la ligne d’arrivée passée.
Je remonte les potes du club de triathlon un à un. Si bien que la lionne a été surprise de me voir arriver à son niveau aussi rapidement car elle s’était basée sur un qui était devant moi au premier tour.


Au passage pour la deuxième fois de la ligne d’arrivée, je ne peux que constater que j’avais des ailes avec plus de 2min 30sec plus rapide qu’au premier tour. Cela m’a même valu le surnom de Pacman par un des potes qui avait le suivi live depuis chez lui: je les mange un à un d’après lui.
Un dernier tour en mode heureux
Le troisième tour se fera avec une motivation maximum en mode « je vais bien tout va bien ». Enfin, tout va bien, c’est relatif. La chaleur commence à monter tout doucement et les passages non ombragées sur un peu plus difficile à passer. Comme je me suis bien hydraté tout le long, je n’y laisse pas trop de plume.
Ce tour se fera un peu moins rapidement que le deuxième mais 50 secondes plus rapide que le premier.



Je clôture la course à pied en 1h 35sec 20sec (temps officiel) avec 223ème temps. Sur la course à pied, je suis 10 minutes plus rapide que l’année passée. Il est vrai que sans les côtes en vrac, c’est plus facile 🙂
| Elapsed Time | Moving Time | Distance | Average Speed | Max Speed | Elevation Gain | Calories Burned |
|---|---|---|---|---|---|---|
|
01:35:00
hours
|
01:35:00
hours
|
21,07
km
|
4:30
min/km
|
3:22
min/km
|
162,30
meters
|
1 384
kcal
|
L’arrivée
Je termine le Triathlon XL de Gérardmer 2026 en 5h 49min 37sec (temps officiel) et me classe 384ème sur 1752 classés. Au niveau de ma catégorie, je me classe 43ème sur 226.
Contrat remplis? Bien entendu, un sub 6 sur ce triathlon est honorable à mon niveau. J’avais tablé sur une quinzaine de minutes de mieux que l’année passée, cela sera 13min 57sec de mieux. On ne va pas chinoiser, contrat remplis.
Merci
Un tout grand merci à ma lionne d’avoir couru dans tous les sens pour m’encourager. D’autant plus qu’elle avait sa course le lendemain. D’ailleurs, contrat remplis aussi avec 10 minutes de mieux sur le même parcours qu’elle avait fait en 2019. Elle a beaucoup de doutes, on prend des années et le corps change. Pourtant elle revient encore plus forte. Comme je lui dis toujours, c’est dans la tête et on prend de l’expérience… et c’est précieux.
Merci aussi à tous les membres du PMX qui ont été extraordinaires et ils ont mis une ambiance de malade. Sans compter ceux qui étaient en couse avec toujours un petit regard et un petit geste de sympathie.
La suite
Dimanche, cela sera le dernier triathlon de la saison avec Saint-Léger. J’ai coutume de terminer ma saison avec cette course organisée par ce qui est devenu mon club. D’ici là, du repos et de la récupération 🙂
